Le Mystere de la charite de jeanne d’arc  ; Charles PEGUY  ;
Un portrait de l’auteur  ;

   

Ainsi que Robert Brasillach l’avait remarqué avec sa « pénétration » habituelle dans Les Quatre Jeudis (1) : « Ah ! certes, on ne veut pas nier les défauts de Péguy, son bavardage, sa lenteur : mais lorsque l’on pense que ce livre [Œuvres poétiques complètes de Péguy - La Pleïade ] contient les pages immortelles sur la Passion et sur la Vierge (les plus belles peut-être qu’ait inspirées à un poète de notre langue le christianisme)… » ; tout comme il avait noté au sujet de Péguy dans le même article : « … [les] intuitions géniales, [la] théologie audacieuse, riche des plus saines expériences du cœur national et du cœur humain, étincelant de poésie et de passion… », Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc - qui fait partie de ce corpus - possède bien en son écrin toutes ces remarquables qualités.

Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc est une longue et émouvante méditation poétique  ; cette dramaturgie à la façon d’une litanie nous apprend que la souffrance n’est pas nécessairement blasphématoire, mais qu’il est une bonne façon de l’employer, comme l’ont explicité les Eglises Souffrante, Militantes et Triomphantes.

Sur le plan littéraire, ce texte au style en apparence « moderne » annonce celui que le poète américain William Carlos William affectionnera et développera, tout en coupant le fil des répétitions qui ennuyèrent tant Robert Brasillach, pour peindre des sujets profanes d’une manière plus expressionniste.

Il convient d’ouvrir les pages de cette Passion où les mots remplacent les coups de pinceau.

1. In A l’écoute du cœur, 1942 ; in A l’écoute de Péguy ; in Figures votives ; in Les Quatre Jeudis. 

    

368 pages  ; tiré sur papier chamois

26 euros + 14 euros de port..