Charles MAURRAS  ; Décernez-moi le prix Nobel de la Paix  ; 132 pages  ; format 12 x 18  ; une photo

« Il y a quelques années, moins de douze ans peut-être, une jeune et spirituelle femme de lettres, mariée à un spécialiste de la politique étrangère, me trouva des titres solides, et même incontestables au Prix Nobel de la paix. Elle persuada quelques jeunes confrères et les fit voter pour moi dans je ne sais quelle consultation de journal dont le nom ne me revient plus.

J'avais bien oublié l'initiative ! Elle remonte aux surfaces de ma mémoire depuis que je feuillette ce dossier de petites études sur la guerre et la paix avant et après 1914.

Chacun va pouvoir dire si je n'ai point donné les uniques recettes sûres de la Paix, la vraie Paix, celle qui n'est point de papier.

Si de telles recettes avaient été suivies par la République française dans les premières années du XXe siècle, jamais les Allemands, la trouvant armée et casquée, n'auraient prononcé leur attaque de 1914. La République n'a pas voulu tenir compte de ce précédent lumineux et sombre, elle a tenu à retomber dans sa vieille erreur.

Un risque de guerre tout neuf ne poindrait pas sur l'horizon, avec quantité d'autres maux, si le régime n'avait fait tout ce qu'il faut pour reparaître sans défense.

Je n'ai rien inventé ici, ni le témoignage des faits, ni la réflexion de l'esprit. Les vérités qui s'en dégagent sont d'une évidence grossière, et presque repoussante à force de clarté.

resque personne ne les voit. Si je ne suis plus absolument seul avec elles, je l'ai longtemps été. Mon droit majeur au prix Nobel de la paix n'est donc pas douteux et, si l'on calcule l'ancienneté de ces discours ou leur priorité certaine, il ne devrait pas être permis de me le disputer. Oh ! j'avoue de bon cœur n'avoir aucune chance de l'obtenir. Le bien qui m'est dû tombera dans la casquette ou la barrette du premier boutefeu qui passe ; mais la folie du siècle et de ceux qui le mènent n'en sera que plus tragiquement expiée. Par qui ? C'est là que l'iniquité recommence : les mauvais conseilleurs auront été payés, ils ne seront pas les payeurs »

 

21 euros  + 5 euros de port